Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Après le 1er juillet ? Tout baigne ! Alors nageons ou coulons.
Commenter tout évènement, guetter le moindre geste, la moindre parole des vedettes et en rajouter des tonnes pour maintenir la fidélité des lecteurs, finir par en oublier la réalité des choses jusqu’à commenter un naufrage sans penser à tendre la main à ceux qui se noient.
Ce « syndrome du reporter » du collectif FMR + 5 Myosotis me parait bien plus incurable que « le syndrome du supporter » dont certains blogs « secondaires » seraient parait-il atteints.
Pour preuve, les supporters du limousin, ces benêts que l’on imagine avec de la paille dans les cheveux et de la bouse aux semelles, vont dans les semaines qui viennent arrêter de supporter les reporters pour se consacrer à ce qu’ils estiment prioritaire : la survie des loges qui ont bien voulu leur faire un peu confiance et de celles-là seulement.
Car que va-t-il se passer après le 1er juillet, jour du rendu du jugement de la Cour d’Appel de Paris qui, soulignons-le encore une fois, concerne uniquement la validité de l’AG pluri-localisée du 16 octobre 2010.
Il n’y a pas de surprise : soit cette AG est validée, soit elle est annulée.
Dans le premier cas, l’appel immédiat des capitations 2010-2111 devient licite, dans le second cas on attend l’AG d’octobre (en principe) laquelle, dans les deux cas, doit avoir lieu pour fixer les capitations 2011-2012 entre autres.
La validité du mandat de GM de François qui se terminerait en décembre 2012 comme l’a confirmé le TGI n’est même plus un problème. Il a continué à l’exercer sans en être empêché après sa démission le 21 janvier 2011 de son mandat de Président de l’association GLNF. Indissociabilité ou pas il lui est facile de le reconquérir ou de le confirmer par un vote du SGC et un vote majoritaire de l’AG qui lui est maintenant assuré par l’absence de stratégie de l’état major des rebelles.
Celui-ci est resté focalisé sur ses actions en justice, certes indispensables, sans aucune action parallèle sur le terrain, jusqu’à ignorer celles de certains de ses « supporters ».
Pourquoi ce vote présidentiel majoritaire est-il assuré ?
Parce que faute de savoir leur avenir assuré ou du moins consolidé, les représentants des loges les plus révolutionnaires ne seront plus là pour voter « non ».
Certains auront été virés, seuls ou avec leur loge, sommairement et en toute irrégularité sans pouvoir faire valoir leur bon droit, l’administrateur faisant barrage (pas de gestion du Conseil de Discipline ni de la Commission de Recours Gracieux, lettres recommandées entassées sans réponse …, reconnaissance implicite de François comme GM …etc) sans que le « collectif » s’en émeuve.
D’autres auront démissionné de la maçonnerie ou opté pour d’autres obédiences.
D’autres enfin, les écossais du REAA, les plus nombreux et les plus révolutionnaires, auront suivi la proposition du SCPLF du REAA qui, s’étant enfin décidé à préparer son plan B, va le sortir du carton dans les jours qui suivent comme l’a annoncé le Souverain Commandeur bien avant le report de la séance du Conseil d’État.
Alors, les frasques de François, la complicité de l’administrateur, les déclarations des vils « dignitaires », celles des Grandes Loges étrangères, la décision arlésienne de la GLUA sensée, telle une formule magique, tout remettre en ordre à la GLNF, désormais quelle importance !
Que restera-t-il au collectif ?
A relire comme un carnet de souvenirs son Livre Blanc, ré intitulé « Illusions perdues », en compagnie des nombreux ex futurs candidats GM et des « 15 dignitaires » dans son Conseil National pour la Refondation sorti du chapeau début mai 2011 mais caché depuis plusieurs mois comme le Livre Blanc, avant les mémorables Assises du 5 février dont on reverra aussi les vidéos avec un peu d’humidité dans l’œil.
Car le collectif n’a toujours pas de plan B et ne veut toujours pas en entendre parler.
Disons autrement que son plan B est le plan A lui-même : continuer à faire du reportage et de la résistance dans un seul but : le départ de François qui laisserait le champ libre à « une nouvelle gouvernance » que l’on choisirait si possible et à laquelle on remettrait le fabuleux Livre Blanc représentant la conception du « collectif » d’une GLNF rénovée.
Que représentent les loges là dedans ? Des délégués à l’AG pour chasser François, c’est tout.
Or les loges ont une existence propre et souveraine qu’on veuille la leur reconnaître ou pas.
On n’a pas voulu leur donner la parole ni le pouvoir de résoudre elles-mêmes la crise.
Alors, d’ici le 1er août date administrative de l’enregistrement des démissions des frères, et pour freiner ces démissions, les loges vont devoir prendre leur destin en main :
Soit continuer d’attendre et s’en remettre aux illusions du « collectif » en espérant qu’elles puissent se transformer en miracle.
Soit adopter un système permettant de maintenir leur cohésion et de tenir ainsi, en restant à la GLNF sans donner d’argent à François, tant qu’elles ne sont pas virées comme les autres, et par la suite d’adhérer à une structure maçonnique (fédération, autre obédience …)
En ce qui concerne le Mont Gargan, le dispositif associatif et fédératif est prêt et il est en ligne, à la disposition des loges qui veulent l’utiliser, du Limousin ou d’ailleurs, dans la partie téléchargement ou en suivant les liens à partir de cet article : le-modele-associatif-du-mont-gargan
Frères du Limousin, je vous avais dit il y a quelques mois, que nous ne vous abandonnerions pas.
Aujourd’hui nous avons fait ce qui était en notre pouvoir. A vous de faire le reste, c'est-à-dire le choix de prendre le destin de votre loge en main.
Et en la matière, chacun voit midi à sa porte.
Le Mont Gargan ne fait pas de retape et il n’insistera pas davantage pour faire valoir son point de vue.
Par ailleurs sa fédération de loges n’a pas l’intention de faire n’importe quoi ni d’accepter n’importe qui sans condition.
Avant de terminer (c’est la fin de l’article, pas la fin du blog) je voudrais remercier les frères qui nous ont soutenus et encouragés et, dernièrement, ceux qui, nous pensant découragés, nous ont écrit : « n’abandonnez pas ».
Non, nous n’abandonnons pas la lutte, nous tirons simplement les leçons d’un soutien donné fraternellement à un « collectif » cachotier et sourd qui finit en jus de boudin.
Et, personnellement, un remerciement de moi à Gérard, frère artiste porcelainier, dont j’ai bien reçu le témoignage fraternel de son art, que je conserverai précieusement.
Zorbec Legras
30 06 2011