Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Pauvre ULRF !...
Vous aviez remarqué, ces derniers jours, la grande réserve, pour ne pas dire le mutisme, de l’ULRF sur son activité, de même la grande discrétion très inhabituelle de son président-candidat autoproclamé, chef de l’opposition « unie » et celle des « vrais » Myosotis.
L’ULRF vous a fourni le 8 mars (voir) une réponse préfabriquée peu éloquente et même tout bonnement confuse.
L’ULRF marque le pas mais en même temps avance.
Mais elle n’avance pas aussi vite qu’annoncé. ( plus j’avance moins vite, moins j’avance plus vite ).
C’est que, petits veinards, l’ULRF vous prépare un « projet définitif » !
Réjouissez-vous en silence !
L’ULRF a fait le choix de différer les publications annoncées ( = de ne rien vous dire tout de suite)
Et elle a aussi fait le choix de vous dire qu’elle avait fait le choix de ne rien vous dire : c’est ce que l’ULRF appelle « le choix de la transparence ».
C’est limpide n’est-ce pas.
A mon avis, ça ne doit pas être la joie à l’ULRF.
D’abord, ça ne marche pas fort du côté des pseudo « adhésions » qui ne sont que des déclarations d’intention des VM de consulter leur loge sur son adhésion.
Même les émissaires du SCPLF du REAA s’y cassent les dents (enfin ce qu’il en reste).
Ensuite l’ULRF a un gros, très gros, problème avec son candidat le Général Ladéroute, président autoproclamé de Tout.
Nous avons dit sur ce blog (relire), preuve à l’appui (voir), que l’ULRF (anciennement le « collectif ») avait présenté Alain J. comme son candidat au siège de GM dès les Assises de Montreuil le 5 février 2011.
Sa candidature à l’élection du GM lancée par Monique après l’AG ne nous a donc pas étonnés.
Ce qui est étonnant c’est ce pas de tango argentin fait par l’intéressé : candidat consentant le 5 février 2011, se disant non candidat en fin d’année 2011 puis de nouveau candidat déclaré officiellement par lettre du.23 février 2012 (lire).
Or, nous comprenons aujourd’hui cette hésitation à se déclarer candidat avant l’AG du 4 février 2012 et la nomination consécutive de Monique aux hautes fonctions d’administrateur judiciaire de la GLNF.
En effet le candidat de l’ULRF a un gros souci d’éligibilité que nous étions loin de soupçonner : il n’est pas membre du Souverain Grand Comité !
Mais, me direz-vous, où est-il dit qu’il faut être membre du SGC pour être candidat GM ?
Réponse : pas dans les Statuts et le Règlement Intérieur mais dans les Constitutions de 2009 dont l’article 2.2 prévoit que :
Le Souverain Grand Comité « … désigne pour ratification ultérieure par la Grande Loge, le Maître Installé, membre du Souverain Grand Comité, qui lui paraît le plus apte à exercer pendant les cinq prochaines années les fonctions de Grand Maître… ».
C’est bien embarrassant ces Constitutions et leur article 2.2, aussi Monique entend pouvoir les ignorer en déclarant, comme chaque fois que ça l’arrange, qu’elle est là pour s’occuper de « l’associatif » et que le « maçonnique » ne la regarde pas : les Statuts et le Règlement Intérieur : Oui, les Constitutions : Non !
Dorénavant Monique plaide une introduction de la démocratie pour l’élection du GM de la GLNF : le mot « démocratie » plait toujours, il suffit de l’utiliser habillement.
Et Monique, dans un long communiqué du 17 février 2012 diffusé par messagerie, explique qu’elle n’ignore pas l’existence des Constitutions mais se dispensera de les appliquer en mettant en œuvre une procédure parallèle soi-disant possible à la lecture des Statuts et du Règlement, seuls écrits qui lui importent.
En bref : la régularité des candidatures au siège de GM seront examinées par une Commission ad ‘hoc que Monique composera elle-même et présidera.
Avant d’aller plus loin nous allons faire une petite supposition :
Imaginez que vous ayez à organiser démocratiquement l’élection du GM de la GLNF.
Que feriez-vous ? Une Commission ?
Voici ce que moi-même je ferais en m’inspirant des élections démocratiques de « droit commun » (politiques, syndicales, consulaires… etc.) pour l’enregistrement des candidatures :
1 Annonce des conditions d’éligibilité (conditions objectives d’après les statuts et constitutions) et des conditions de dépôt des candidatures (formalités, date limite…) avec délai fixé pour les réclamations sur ces conditions.
2 Examen de la conformité et de la régularité des candidatures par des personnes qualifiées (l’administrateur et son avocat le sont de par leur mandat).
3 Publication de la liste des candidats admis à se présenter avec délai pour recevoir les recours contre cette liste (sur une inscription ou un refus d’inscription) ;
4 A l’expiration du délai (et après examen des recours éventuels) publication de la liste définitive des candidats.
Par cet exemple, vous voyez qu’un simple limousin mal dégrossi et n’étant pas aussi diplômé, qualifié et expérimenté que Monique et son avocat, aurait très bien pu se tirer d’affaire en se prévenant contre les râleurs et procéduriers.
Mais ce genre de procédure est trop simple, trop banale et trop transparente pour que Monique et son avocat l’utilisent.
Ils ont préféré inventer une procédure très opaque et vulnérable (après tout les tribunaux ne sont-ils pas là pour dire le droit ?) pour valider une candidature normalement irrecevable.
La Commission ad’hoc est donc bien là pour valider la candidature d’Alain J. irrégulière au regard des Constitutions.
J’avoue que je n’avais jamais eu l’idée d’approfondir les conditions à remplir pour être candidat GM (n’en ayant pas le besoin !).
Cet article 2.2 des Constitutions de 2009 m’était passé inaperçu.
Je ne m’étais jamais préoccupé de savoir si Alain J. était ou non membre du SGC et je n’aurais jamais douté qu’il en soit.
Je n’aurais jamais envisagé non plus qu’il puisse se présenter comme candidat en sachant lui-même qu’il ne remplissait pas les conditions pour être élu.
Et pas d’avantage envisagé que l’ULRF soit assez stupide pour soutenir un tel candidat inéligible.
Incroyable et pourtant vrai !
Et autant Alain J. que l’ULRF et les « vrais » Myosotis nous ont caché cela et essayé de nous faire avaler ce lézard.
Et aussi, comment aurions-nous pu supposer que Monique administrateur judicaire nommé par le TGI se lance dans une telle opération de dissimulation ?
Le 17 février elle diffuse, par messagerie uniquement, son communiqué annonçant « ses » conditions de vérification de la régularité des candidatures.
Le 23 février 2012 le non-candidat Alain J. diffuse sa candidature tous azimuts.
Nous avons trouvé tout ça bizarre mais nous étions loin alors de soupçonner une telle embrouille.
La révélation, si je peux dire, vient de la publication de la lettre adressée le 27 février 2012 à Monique par le Grand Orateur avocat de François. (voir).
Bien que n’étant pas du bord de l’intéressé, je m’incline après coup devant son habileté.
Son courrier, s’il avait été rédigé de façon conventionnelle, n’aurait eu que peu de retentissement.
Or son auteur a su y introduire une dose de goujaterie suffisante pour qu’il fasse scandale et soit diffusé sur les nombreux blogs adverses avec tous les commentaires indignés de circonstance.
Résultat : tout le monde s’est empressé de le lire et même si le message principal n’a pas déclenché de réaction immédiate, il est quand même passé.
Vous remarquerez que ni l’ULRF, ni les vrais Myosotis, ni le candidat, d’habitude tous si bavards, n’ont apporté de démenti ou même de commentaire sur la question juridique centrale soulevée dans ce courrier : l’inéligibilité d’Alain J.
Ils ont au contraire fait diversion en exploitant l’impolitesse de l’auteur du courrier, son implication, son passé, … etc.
Deux jours après, le 29 février Monique s’empresse d’aller déposer au TGI sa requête pour lui faire valider sa fameuse Commission.
S’ensuit dès le lendemain 1er mars l’ordonnance du TGI.
L’avocat de Monique garde l’ordonnance sous le coude pendant 8 jours avant de la diffuser le 9 mars à ses collègues.
Ce même 9 mars La Lumière annonce que « La justice valide la désignation du GM de la GLNF » par Monique.( voir )
Ce titre à sensation n’est toutefois conforme à la décision réelle prise par la justice.
Peu de Myosotis du Collectif reprennent ce titre à sensation et on comprend leur peu d’empressement.
Lisez donc (ici ), le texte exact et complet de la requête suivi de celui de l’ordonnance.
Le TGI ne valide explicitement ni la composition de la Commission ni la façon de voir de Monique. Il se contente d’autoriser la création d’une Commission et surtout, très prudemment, il rappelle Monique à son obligation de prendre en compte les critères définis dans les Constitutions de l’Ordre :
« Autorisons Maître Monique L….. ès qualités à constituer une commission ad hoc chargée d’examiner les dossiers sur … la régularité des candidatures à la fonction de Grand Maître, au regard des critères définis dans les constitutions de l’Ordre, les statuts et le règlement intérieur. »
Vous remarquez que les Constitutions viennent en premier, avant les statuts et règlement, ce qui leur donne un ordre de lecture prioritaire.
Lundi 12 mars (2 jours avant la première réunion de la Commission de Monique et un peu plus de 2 semaines avant l’élection fatidique) le candidat Alain J. repart en campagne et adresse un courrier (voir ) aux membres du SGC. (lesquels d’ailleurs ? Ceux du SGC d’avant le 21 janvier 2011 ou ceux nommés par François depuis ?)
Considérez sous la signature la mention de l’identité et de la qualité du signataire :
« Alain J. - membre du Conseil des Sages, aux côtés de Jean W. B. puis de Raymond S. - Grand Inspecteur en charge de la réforme (septembre 2010 - juin 2011) ».
Mais pas « membre du Souverain Grand Comité », malheureusement !
Qu’attendent donc le candidat Alain J. et Monique?
Que le SGC accepte de passer outre l’article 2.2 des Constitutions ?
Qu’un vent de discorde se lève au sein du SGC et oppose les partisans d’Alain J. aux autres ?
Que le SGC explose pour que Monique en fabrique un à sa convenance ?
Je demande à voir la suite.
Score, jusqu’à nouvel ordre : 1 point pour le Grand Orateur avocat de la GLNF et 0 pour l’ULRF et son Président-candidat autoproclamé.
Suite du match à partir de demain, mercredi 14 mars, jour de la première réunion de la Commission.
Mais, même si Monique parvenait à ses fins dans un semblant de consensus entre avocats (ce qui est loin d’être acquis) pour valider la candidature d’Alain J., et même si ensuite le SGC passait outre l’article 2.2 des Constitutions (ce qui n’est pas davantage acquis) si le résultat de l’élection ne convient pas, on sera repartis devant les tribunaux pour des mois.
Quoi qu’il en soit, un GM élu sur une « tricherie » par rapport au respect des Constitutions, ça fait désordre et ça ne pourra jamais être accepté par les obédiences « amies » et surtout pas par la GLUA.
Comprenez-vous pourquoi l’ULRF est morose et que sa communication « marque le pas » ? »
Le GM Alain J. aux commandes, le Livre Blanc … le rêve s’évanouit.
Adieu postes de ministres et de sous ministres…
Adieux dorures, chaînes, batteries et voûtes d’acier !
Vite, tous dans l’Arche ! La « Nouvelle Obédience » ! La GLNF bis !
Mais l’Arche n’était-elle pas surtout un leurre pour attirer les gogos ?
Peut-elle seulement flotter un peu ?
Mais avec quel équipage ?
Ce n’est pas avec 200 ou 300 promesses qu’on va réaliser plus de 600 adhésions fermes, chiffre fixé pour demander (et non obtenir) la reconnaissance à la GLUA.
Et quel capitaine ?
Un hors-la-loi qui a essayé de se faire élire GM de la GLNF en trichant sur les Constitutions ?
Adieu le rêve de reconnaissance par la GLUA.
L’ULRF n’est pas prête à prendre la mer, ou alors elle n’aura pas l’allure de l’Arche mythique des écritures mais celle, peu glorieuse, du Radeau de la Méduse.
Un qui, du même coup, est morose aussi et marque le pas, c’est le SCPLF (Suprême Conseil pour la France) du REAA dont le SGC est toujours aussi muet dans son bunker anglais.
Ses émissaires non officiels (on ne se mouille pas au SCPLF) avaient recruté des émissaires adjoints contre promesse de degrés et titres.
Il y a peu encore, tout ce beau monde en espérance de prime s’activait pour convaincre les moutons écossais (ou pris pour tels) d’entrer dans une nouvelle cage aimablement dénommée « Maison des Maçons Écossais » au sein de la bergerie ULRF (ou du moins d’obtenir les déclarations d’intention des VM).
Or, la semaine passée, machine arrière toute !
On attend !
Si l’ULRF coule, on ne va quand même pas la suivre au fond !
Du coup, on se demande bien à qui pourra profiter la procédure d’épuration pour débarrasser des mauvais mutins la GLNF des dignitaires (tri des « bons » mutins et des « mauvais » mutins en validant ou non les sanctions prononcées par François et ses sbires provinciaux après le 21 janvier 2011).
Le plus drôle c’est que le SCPLF dans sa grande mansuétude (totalement désintéressée, vous pensez bien !) a déclaré qu’il acceptait dans ses ateliers tous les suspendus, exclus, etc. « jusqu’au retour d’une situation normale au regard de la régularité maçonnique reconnue. »
Il fallait entendre : normale dans le sens voulu par le SCPLF.
Le SCPLF a donc intérêt à miser sur le bon cheval, celui qui sera le premier à l’arrivée.
Or il semble que celui qu’il a choisi, et vient de gratifier par anticipation du 33ème degré du REAA, risque de ne pas pouvoir prendre le départ, suite à dopage. Les arbitres discutent.
Qui va-t-on voir alors à l’arrivée ?
François ? Jean-Eugène ?
Damnation !
Il faudrait bien que Monique et sa Commission trouvent le moyen d’arranger ça pour sortir de cette impasse. Mais maintenant le peut-elle encore sans déclencher un cataclysme ?
Donc le SCPLF se retire prudemment ses émissaires du jeu et « marque le pas ».
Un silence de mort (de l’ULRF) commence à s’installer sur les blogs « vrais » Myosotis qui ont du mal à donner le change avec des faits divers.
Le Président de FMR, véritable opposant historique, a disparu, désabusé, pour bouder seul dans son coin.
Serait-ce la fin du film ?
Le suspens est insupportable !
Ah vraiment, pauvre, pauvre ULRF !
Wilhem Fermtag.
PS ;
Évolution de dernière minute : à l’heure où nous « mettons sous presse » un article vient de paraître sur LML le Roi des Myosotis. Tamino se réveille et fustige un peu tout le monde et surtout Jean Eugène M. le principal concurrent de son poulain.
On note un bout de phrase édifiant : « Alain J. ne sera peut-être même pas candidat … ».
Serait-ce un début d’aveu de son inéligibilité ou d’annonce de son digne renoncement genre « Le Renard et les Raisins » de Jean de La Fontaine (encore).
Ma conclusion reste inchangée : Pauvre ULRF !
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Télécharger le modèle de déclaration d’une loge immatriculée à la GLNF en word ICI ou en pdf ICI
Télécharger le modèle de déclaration d’une loge non immatriculée en word ICI ou en pdf ICI
Adresse mail de la GLNF des Loges Souveraines : glnfdeslogessouveraines@gmail.com
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Télécharger le document explicatif sur les associations maçonniques : ICI
Télécharger les statuts d'associations proposés par le Mont Gargan pour la loge : ICI.