Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
L’art, délicat, de savoir communiquer…
"Nous venons de prendre connaissance du dispositif de la décision des Juges
de première instance, dans le cadre de la procédure opposant la Grande Loge
Nationale Française à l'association FMR, déboutant tant FMR que la GLNF.
Signé : Pardo (extrait de pravda N° 54 )»
L’avocat de françois a manifestement fait sienne la formule de Winston Churchill :
« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »
A ce niveau de communication, c’est du grand art ! je pense qu’il serait intéressant pour tous les clubs sportifs de s’en inspirer pour justifier leurs résultats lorsqu’ils sont négatifs. (imaginez le commentaire après le résultat d’un match de foot perdu 6-0 ; les deux équipes ont été déboutées par l’arbitre)
Ne soyons surtout pas surpris du niveau d’une telle communication, c’est le mot d’ordre à Pisan ; rester « droit dans ses bottes » quoiqu’il arrive, pour reprendre une autre formule connue.
La stratégie, pour françois, nous ne pouvons plus en douter, c’est de rester quoiqu’il arrive ; seule une décision de justice autoritaire pourrait seulement résoudre, et encore qu’en partie, le problème.
Bien sur, ne soyons pas pessimistes, cela peut arriver, mais nous devons d'ores et déjà prévoir toute les hypothèses, le combat sera peut-être très long et ne sera gagné qu’au bout de longues procédures.
Les frères, dans toute la France, maintenant ont posé les bonnes questions, et il faudra bien un jour ou l’autre avoir des réponses précises ; elles seront sans doute difficile à entendre et notre obédience ne va pas en sortir grandie mais nous ne pourrons plus en faire l’économie.
C’est le prix à payer pour sortir du bourbier dans lequel nous ont plongé quelques uns avec la complicité active ou passive de beaucoup d’autres.
Il faudra sans doute pour maçonner en paix, à l’image des Loges courageuses qui nous ont montré le chemin, se protéger en se retrouvant entre nous. C’est à dire entre maçons, soucieux de travailler à leur propre élévation, sans les scories provoquées par les ambitieux et ceux qui ne cherchent qu’un intérêt profane.
Il est grand temps, voire urgent, de demander à chacun de se positionner avant même les décisions de justice qui ne vont pas manquer d’intervenir. Il serait illusoire de penser que l’on pourra reprendre les travaux comme avant, comme si ne rien ne s’était passé, même dans le cas idéal où ces décisions nous seraient totalement favorables. Dans les Loges où des frères se sont levés, se sont ouvertement opposés au système « C.C, J.C.F., F.S. » et ou d’autres ont au contraire tout fait pour tenter de préserver le dit système, il sera quasiment impossible de retrouver la sérénité et de travailler en confiance. Certains ont montré, à ces occasions, leur vrai visage et ce ne sont pas des comportements compatibles avec la Franc-Maçonnerie que l’ont souhaite vivre à l’avenir.
Nous savons bien que pour les « politiques », peu importe la façon dont nous avons vécu dans les Loges ces évènements, et que leur but principal est de retrouver une gouvernance acceptable, mais des blessures importantes, des fractures nombreuses ne pourront pas se guérir seulement par quelques décisions administratives, ni par l’arrivée de quelques hommes supposés providentiels.
Un chantier immense nous attend.
A travers cette année de révolution, les frères ont fait un travail d’introspection ; ils ont, à travers les vertus morales que la F.M. nous inculque, recherché les solutions pour ne plus vivre à nouveau cette situation. Le bilan est sévère, et chacun d’entre nous a pu mesurer les erreurs qu’il a lui-même commises, compromission, tolérance excessive, manque de courage pour s’élever face à des comportements douteux, acceptation de recrutements parfois dangereux…etc., la liste est loin d’être exhaustive.
Il n’est pas trop tard pour redresser la barre mais il ne faut plus attendre, il faut savoir sur qui s’appuyer dans l’avenir, sur qui on peut compter et surtout se détacher des « planches pourries ». Il faut repartir sur des fondations solides et continuer à bâtir avec des « pierres saines »
C’est un immense chantier qui nous attend mais nous devons l’attaquer avec enthousiasme.
On doit faire le travail, on le fera.
guinguingoin