Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Une très saine réaction…
Notre Frère Jabelthai, dans un des derniers articles, paru sur « La VIGIE FM », se pose des questions quant à l’utilité d’avoir toutes ces obédiences, dans notre beau pays, et propose une solution expéditive pour en diminuer le nombre.
« BALAYER LES MARCHANDS DU TEMPLE
Je commence à sérieusement me poser des questions quant à l'utilité de toutes ces obédiences! Tout ce que l'on peut lire, voir, entendre n'est en fait que recherche de pouvoir, de notoriété.
Quels complexes nos "grands" cachent-ils derrière leurs beaux tabliers pour rechercher avec tant de fougue et parfois de fourberie les ors et les décors qu'ils s'octroient si généreusement?
Où sont donc la recherche, la spiritualité, la fraternité, la sagesse et la beauté?
Sont-ce de vains mots?
Balayons tous ces "marchands du temple", tous ces escrocs de l'Amour universel et vivons notre maçonnerie dans nos temples avec ceux que nous reconnaissons comme frères.
Jabelthai »
Il est tout à fait exact que le nombre d’Obédiences présentes dans le paysage maçonnique Français est tout à fait impressionnant, mais cela a au moins un avantage qui nous paraît très intéressant, c’est que les Frères ont un « super » choix.
Le « tsunami » qui a eu lieu dans notre ex obédience a eu, au moins, un effet positif évident : les Frères ont découvert qu’ils n’étaient en rien « mariés » avec celle-ci et que le devoir de suivre le chemin de l’honneur était autrement plus important que de respecter une « fausse fidélité » qui ne voulait absolument rien dire. Nous avons également découvert, que changer d’obédience, était d’une facilité incroyable, un simple vote de la Loge suffisant, la seule conséquence négative étant la perte de titres « ronflants » acquis à la force de nombreuses « courbettes » par certains.
Toutes les Obédiences n’ont pas un fonctionnement ni une finalité identique et certaines ne sont pas nécessairement aux services des Loges et par extension, aux services des frères ; on pourrait même dire que, dans certains cas, ce serait plutôt le contraire.
Pour celui qui pense que les Maçons pour se reconnaître, se visiter, se retrouver afin de pouvoir partager les mêmes valeurs, doivent appartenir à une obédience qui assure le lien entre eux, pour celui là, le choix de l’obédience est nécessaire et primordial.
L’avantage, dans ce cas, est que les possibilités sont nombreuses et variées ; les Obédiences n’ayant pas la même finalité, ni des fonctionnements identiques, il appartient au Frère de rechercher ce qui lui convient le mieux.
Chacun doit faire l’effort de bien analyser ce qu’il est venu faire en Maçonnerie. Les premières motivations ont fortement évolué au fur et à mesure des découvertes que le Frère a pu faire au cours de son cheminement. Souvent l’arrivée en Loge est provoquée par le parrain et par la confiance que le frère a en celui-ci. Qui peut se targuer d’être entré en Maçonnerie en sachant exactement ce qu’il allait y trouver ?
Nous avons pu constater, à notre grande désillusion et à la lumière des derniers évènements, que les motivations de ceux qui dirigeaient nos obédiences n’étaient pas toujours - c’est le moins que l’on puisse dire - avouables ; nous avons pu également nous apercevoir que, pour beaucoup de frères, la défense des valeurs prônées par la Maçonnerie, n’était pas leur priorité. C’est bien pour toutes ces raisons qu’il est essentiel pour chaque frère de bien réfléchir à ce qui est le mieux pour lui et surtout de ne pas suivre bêtement la solution de facilité.
Quelle tristesse d’entendre parfois de vieux frères, que l’on appréciait tant, justifier leur immobilisme coupable, par : « je suis là depuis le début donc je reste », tentant de justifier par une pseudo fidélité leur simple « pleutrise ». Ce type de comportement excuse, à l’avance, toutes les dérives possibles, les bénéficiaires des « systèmes » mis en place, maitrisant parfaitement ces fonctionnements, les utilisent très largement.
Distribuer quelques « hochets », jouer sur la faiblesse des hommes, compter sur l’instinct moutonnier, sont des pratiques parfaitement maitrisées par les ambitieux et « accros » du pouvoir.
La conclusion de notre frère « Jabelthai » nous paraît absolument parfaite et nous l’adoptons totalement.
Trop de tolérance devient coupable et n’anoblit pas celui qui la pratique à outrance, pour justifier son immobilisme !
Je vous salue mes Frères, par les nombres qui nous sont connus,
guinguingoin