Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Quelle doit-être, aujourd’hui, la vraie place de l’obédience ?...
Nous avions signalé récemment, dans plusieurs articles, que les dictats imposés, les alliances contre nature envisagées, les initiatives prises (sans avoir le moins du monde l’assentiment des frères de base), par ceux qui les dirigent (souvent plus ou moins désignés, voire imposés), sont de moins en moins bien, facilement acceptées.
Les questions que nous posons, inlassablement, sur ce blog, sur la place que doit avoir l’obédience par rapport aux loges, sont maintenant totalement à l’ordre du jour.
Une obédience à t’elle vocation à être pyramidale ou au contraire à être une structure horizontale ?
Une obédience à t’elle vocation à administrer les frères directement ou simplement être un lien entre les loges ?
Est-ce que les dirigeants, administratifs de l’obédience, ont pour vocation d’intervenir, plus ou moins directement, dans la vie des loges ?
Est-ce que ces mêmes dirigeants administratifs ont le droit de s’arroger le pouvoir de dicter aux frères qui ils doivent fréquenter ? Qui ils peuvent visiter ?
Comment peut-on comprendre que des Maçons Libres, fiers de l’être, vivant dans des démocraties, où certains ont dû, par le passé, payer de leurs vies pour qu’il en soit ainsi, acceptent de tels dictats !
La bonne question :
Quelle est la structure indispensable à la pratique de la maçonnerie ? La loge ou l’obédience ? Elle n’induit pas toujours une réponse identique selon que l’on s’adresse à un maçon ou à une autre personne.
Ces questions très simples ont eu des réponses totalement différentes selon les endroits où elles sont posées.
Dans notre douce France, où il fait si bon vivre, un soupçon de comportement monarchique, voire dictatorial, doit sans doute exciter quelques nostalgiques, sinon comment expliquer la présence de tels actes de soumissions ?
L’exemple le plus criant, la situation la plus extraordinaire, que nous avions été nombreux à vivre par le passé, étaient les grandes messes de la GLNF à Paris.
Nous étions régulièrement autour de 2000 présents, 20% des participants venaient aux frais de la princesse, certains étaient même particulièrement « chouchoutés » : palaces, grands restaurants (restaurant de la Tour Eiffel), location du Lido…etc.(il ne devait pas être très difficile de les faire venir, il n’y avait pas besoin de les menacer) ; pour les autres « nada », régime « ultra sec » ! Ils venaient, de toute la France, à leurs frais, voyageaient parfois une bonne partie de la nuit et pour eux, à l’arrivée, même pas un petit café d’accueil, même pas un verre d’eau (c’était réservé aux dignitaires nous disait-on) ; par contre, il fallait être, impérativement, à l’heure, pour assurer la « claque ».
Imaginez un seul instant, quel pouvait être l’état d’esprit de ceux qui dirigeaient le « bousin » ; les « badauds » (pour ne pas employer un mot trop désagréable) payaient et en plus ils les applaudissaient, c’était la gloire ! Il fallait être bougrement solide pour ne pas se croire investis d’une mission « divine », françois comme ses prédécesseurs y a plongé, tête la première et s’en est délecté avec outrance. Un peu trop, il s’y est brulé les ailes !
Pourtant, comment lui en vouloir, quand on a à faire à de tels « couillons », il est tentant d’en profiter ! Nous nous classons, nous mêmes, en première ligne, dans les couillons de première classe !
Aujourd’hui, pour une bonne partie de nos frères, ces « couillonnades » sont totalement révolues ; pour ceux qui adhèrent à l’Obédience de la Fraternité Universelle, c’est une totale certitude. Heureusement que pour nos indécrottables « dignitaires », il y en a encore pas mal, qui ne sont toujours pas vaccinés et qui continuent à les faire prospérer en leur envoyant, dévotement, leurs « écots ». Après tout, on a le droit de dilapider son propre argent comme bon nous semble.
Pour tout cela :
Bienvenue à l’O.F.U. mes Frères !
guinguingoin
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