Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
On a coutume de dire qu’un Maçon est condamné toute sa vie « au travail », cela signifie qu’en maçonnerie, le travail d’introspection démarre dès l’initiation et ne se terminera qu’au passage à l’Orient éternel.
Pour un Maitre Maçon, le travail sur lui-même n’est pas suffisant ; il a le devoir de former et guider les jeunes frères tout au long de leur cheminement. Pour eux, il doit être un exemple et c’est sans doute cela, de loin, le plus difficile, mais combien enthousiasmant, à tenter de réaliser.
Etre un exemple : on a pu mesurer par le passé et on peut toujours le faire, les comportements exemplaires ne sont certainement pas l’apanage de ceux qui nous dirigeaient.
Pour la grande majorité d’entre eux, malheureusement, c’est la préservation des petits avantages pour leurs « petites personnes » qui étaient prioritaires.
On a pu facilement le vérifier ; alors qu’une opportunité formidable se présentait pour eux de revenir à nos valeurs ancestrales, ils ont volontairement « loupé » le train et ceux qui, avec beaucoup de bruit, sont partis, ont vite remis en place un système identique à celui qu’ils avaient prétendument rejeté, quel dommage !
Pour eux, rien n’a changé alors que la voie royale était enfin grande ouverte.
Peu importe, pour nous hors de question de ne pas saisir cette opportunité de revenir aux valeurs essentielles.
Quel était alors notre devoir de Maitre Maçon ? Fermer les yeux ? Accepter de faire semblant ? Continuer par habitude à transmettre de fausses valeurs ?
Bien sûr que non ! Notre devoir était de reconstruire ailleurs, en évitant autant que possible, de reproduire les mêmes erreurs et surtout en revenant aux sources.
Contrairement à ce que pensaient certains, ce n’est pas du tout difficile, et tous ceux qui se sont mis en Loges Libres et Souveraines ont découvert que devenir des Francs Maçons Libres et Fiers était autrement plus enthousiasmant que d’obéir à des chefaillons imbus de leur propre importance supposée.
Retrouver sa vraie famille, retrouver ses frères, étaient alors le deuxième chantier à mettre en place et c’est ce qui a permis la création de l’Obédience de la Fraternité Universelle. Ce chantier a été un peu plus long à réaliser, tout simplement parce que nous ne voulions pas que la « mauvaise » histoire puisse se reproduire à nouveau. C’est chose faite et bien faite !
Enseigner la tradition authentique, cultiver la fraternité, tenter de s’améliorer autant que faire se peut, voilà bien des « challenges » autrement plus passionnants que la simple « culture » de son ego personnel.
Bien sûr que la pente est raide et que le chemin est semé d’embûches, mais c’est ensemble que nous le gravissons !
Bienvenue à l’O.F.U. mes Frères !
guinguingoin