Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Mais, quelle leçon en tirer ?
Samedi dernier, au temple de Limoges, le tribunal de justice (?) maçonnique (?) s’est réuni, selon le désir et le souhait de jean D..
Un bref rappel des faits :
jean D., membre en permanence du conseil d’administration de la GLNF depuis une vingtaine d’années, donc totalement impliqué dans toutes les décisions prises par ses dirigeants durant ces deux dernières décennies, avait été nommé à nouveau GMP du Limousin par françois, et missionné par celui-ci, pour rétablir l’ordre.
Pour tenter de faire taire, ceux qui s’opposaient au GM, jean D. avait demandé à patrick henri, un de ses fidèles parmi les fidèles de faire le nécessaire afin de suspendre le frère Gérard S..
Pour jean D ., faire condamner quelqu’un qui se contente de défendre les valeurs de la F.M. ne pose bien évidemment aucun souci.
Par contre, connaissant un peu le frère en question, ce n’était peut-être pas une très brillante idée. Cela n’a, en tout cas, visiblement pas eu du tout, l’effet escompté.
patrick henri, en raison des services rendus, a succédé à jean D., et sans doute, pour asseoir son autorité, a poursuivi la procédure engagée.
Nous pensions, en toute bonne foi, que le frère gérard, reconnu comme faisant partie des « estampillés mutins » et ne reconnaissant plus aucune légitimité à ceux qui continuaient à prêter serment d’obéissance à françois, ne se présenterait même pas devant ledit « tribunal ».
Cela a donc été une vraie surprise pour nous, de le voir présent samedi matin et accompagné du frère antoine M..
Notre surprise a été totalement levée, ainsi que celle des très nombreux frères présents, et cela, dès le début des débats.
Les juges n’étaient plus à l’Orient mais sur les colonnes. Ce n’était plus le frère gérard, (accusé de n’être pas entré en Loge lors de l’installation de la P. d’O. en raison de la présence de patrick henri et de ses amis avec leurs beaux tabliers bleus), qui était sur la sellette mais les OP qui acceptaient de se compromettre avec les complices de françois.
Le frère antoine M. après avoir démontré toutes les incohérences et inexactitudes observées tout au long de la procédure engagée, (dues sans doute à l’amateurisme et la précipitation de ceux qui l’ont instruite) a abjuré les OP présents de démissionner pour retrouver un peu d’honneur.
Le frère gérard a, au passage, signalé qu’il avait, finalement, strictement appliqué les consignes qui sont précisées dans le rituel « émulation », dès la remise du tablier au nouvel apprenti. Ceci nous rend perplexes, car cela prouve qu’à un certain niveau de la hiérarchie, les phrases que l’on récite par cœur, ne représentent plus rien pour ceux qui les prononcent !
Le frère gérard a rappelé : toutes les rumeurs, les ragots colportés à son encontre, la dénonciation aux gendarmes, les tentatives d’intimidations, les mensonges, la tentative de récupération de l’envoi des lettres anonymes par un corbeau à leurs avantages …etc., par les officiers de la province qui se sont succédés aux affaires depuis décembre 2009.
Quelle exploitation, auraient pu en faire ses détracteurs, s'il y avait eu le moindre soupçon, le moindre fait, la moindre condamnation que l'on aurait pu lui reprocher !
A notre sentiment, les OP qui avaient accepté cette triste mission en ce beau samedi matin de mars n’étaient manifestement pas tous très à l’aise dans « leurs baskets ». Peut-être à l’exception de l’un d’entre eux, qui lui, était très fier, apparemment de son ancienneté maçonnique ! (et dont ce fut son unique intervention…)
Nous avions compris que les frères qui s’étaient rendus à cette convocation l’avaient plutôt fait, pour essayer de comprendre, comment des frères, à la lumière de toutes les révélations qui se succèdent, à jets ininterrompus sur les pratiques des dirigeants de l’obédience pouvaient encore leur rester fidèles ?
Comment des frères, ou alors, ils se parent simplement de ce titre, peuvent-ils accepter de juger ? voire de condamner, un de ceux qui tente par tous les moyens de faire retrouver un peu de dignité à un ordre qui n’en a plus beaucoup !
Peut-être le plus incroyable est le fait qu’ils ne cessent de dire qu’ils ne veulent plus, eux non plus de françois ; mais alors qui sont les parjures ?
Comment peuvent-ils cautionner toutes les « actions » (j’emploie le mot « actions » pour rester soft !) de leurs prédécesseurs, DGPs entre autres ?
La leçon qu’il faut en tirer, est qu’il nous reste encore beaucoup de travail pour restaurer un minimum de confiance entre tous ceux qui fréquentent encore les Loges de notre obédience, corrompue par le comportement de leurs supposés « élites ».
guinguingoin