Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Mais quel patron nous faut-il ?...
Dans une obédience, il faut, bien évidemment, élire un chef (enfin, seulement pour certaines) et c’est bien là un des problèmes qui nous est posé, pour nous les Frères appartenant aux Loges Libres et Souveraines.
L’homme providentiel, l’homme aux multiples relations, l’homme faisant partie de nombreux réseaux, l’homme politique, le « Big Chef », le « Manitou », le « Gourou », etc…, on n’en veut pas, on n’en veut plus, définitivement plus !
Chez nous, on n’a décidément pas la culture du « chef » !
On n’a pas, non plus, du tout le profil de « toutous » obéissants !
Pour nous, celui qui doit nous représenter doit tenir un simple rôle de représentation (ce qui n’est déjà pas si mal), chargé uniquement d’harmoniser nos relations avec les autres obédiences.
Pour cela, la qualité essentielle qu’on lui demande est d’être un honnête homme, « sans casseroles », soucieux uniquement de remplir la mission que lui ont déléguée les Loges.
Pour nous, l’instance qui doit veiller au bon fonctionnement de l’obédience et qui doit prendre les décisions, est constituée de l’ensemble des VM et Passés VM des Loges composant celle-ci.
C’est ce qui nous donne, le mieux, la garantie de la stabilité, la sagesse devant présider dans toutes les prises de décisions.
A nos yeux, l’O.F.U. (l’Obédience de la Fraternité Universelle), doit être uniquement un lien ; ceux que nous désignerons, pour avoir l’honneur de la diriger, auront pour mission, avant tout, d’harmoniser les rapports avec les autres obédiences amies.
L’appartenance à l’O.F.U. sera la garantie, aux yeux de tout le monde, que les Loges qui en font partie, respectent les règles de régularité et pratiquent les rituels, sans les modifier, qui étaient et sont ceux de nos Loges.
Les Loges souhaitant nous rejoindre doivent avoir, avant tout, le désir de défendre les mêmes principes et valeurs qui sont ceux de la Maçonnerie de Tradition. La course aux honneurs, aux titres, aux représentativités, aux différents pouvoirs…etc., ne sont pas de mise chez nous et cela définitivement. Ce sera la tâche exaltante de nos successeurs de préserver toutes ces valeurs, à nos yeux essentielles, qui malheureusement avaient été plus ou moins occultées, au fil des ans, pour satisfaire quelques ambitions personnelles.
Ce ne sera pas pour eux, si facile ; il n’y a qu’à constater combien beaucoup de ceux qui étaient entrés, avec nous, en révolution (avec des idées tellement généreuses) ont rapidement oublié leurs beaux principes contre quelques menus « hochets » (offerts par ci, par-là) !
Notre devoir est donc de mettre en place des fondations solides qui nous préservent au maximum des métaux ; ceux qui nous rejoignent avec cet esprit, pour bâtir l’édifice, seront toujours les bienvenus et fraternellement reçus.
guinguingoin