Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
LETTRE OUVERTE AU ROI SALOMON PROVINCIAL
Le vrai, l’unique, celui auquel la Franc Maçonnerie universelle rend hommage, notamment pour ses qualités de justice et d’équité, avait Dieu pour conscience.
C’est pour cela que ses jugements sont restés dans la mémoire du monde, plus particulièrement dans la mémoire des Francs-Maçons, comme modèles à prendre en exemple et à suivre.
Mon Cher Henri Patrick, tu t’apprêtes à rendre un jugement qui, quel qu’il soit, sera une bien pâle imitation de celui qui a programmé la construction du temple à la gloire de Dieu.
Pourquoi ? Mais tout simplement parce que ta conscience à toi est celle d’un EX, parjure aux serments qu’il a prêtés à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.
Bien sûr, cela ne t’arrêtera pas et tu vas devenir l’exécuteur des basses œuvres commises par ton mentor.
Dans ma grande bonté, je vais t’aider à argumenter les décisions que tu ne manqueras pas de prendre et pour cela, permet moi, mon cher Henri Patrick, de te rappeler des extraits du discours que JCF, alors Député GM, a commis le 15 décembre 2000 à Juan les Pins.
Je ne doute pas que tu sauras y puiser les ressources nécessaires, voire toutes les réponses à tes questions et interrogations dans un moment où tu vas te retrouver bien seul.
Je cite :
« LA DECLARATION DE JUAN LES PINS – 15 décembre 2000
T.R.F. JEAN CHARLES FOELLNER – Député Grand Maître de la G.L.N.F.
La situation dans laquelle la province se trouve aujourd’hui, ne nécessite l’irruption ni d’un Zorro, ni d’un Terminator, et encore moins d’un médecin légiste.
Nous devons d’abord déterminer comment et pourquoi nous en sommes arrivés là. Quelles sont les causes et aussi qui sont les responsables et les coupables.
Les énormes scandales profanes, généralisés, quotidiens, ne doivent pas nous inciter à banaliser nos propres dérives maçonniques.
Ils doivent au contraire nous amener à y mettre un terme sans délai. Et quel qu’en soit le prix à payer. Nous savons trop désormais ce que coûtent le laxisme et la langue de bois.
Les affaires qui ébranlent les fondations de la province (on pourrait lire aussi GLNF) révèlent des dysfonctionnements d’une extrême gravité. Et d’invraisemblables manquements à nos idéaux et à nos règles maçonniques les plus fondamentales et les plus respectées.
Ce sont des compromissions politiques totalement incompatibles avec les responsabilités maçonniques.
C’est l’affairisme et la cupidité de certains qui violent quotidiennement notre règle en 12 points.
Ce sont les ambitions mégalomaniaques, la volonté de puissance.
C’est le goût immodéré pour le paraître au mépris de l’être.
La boulimie de l’avoir et l’anorexie pour le savoir.
C’est l’égoïsme sans frein, c’est même tout à l’égo.
Ce pitoyable bric-à-brac profane, pénétrant dans nos temples à l’insu de notre vigilance, nous amena là où nous sommes aujourd’hui.
Avec en prime la « cordonnite », ce mal bien de chez nous qui répand la bêtise et la rancœur et oblige à des dépenses pour les brosses à reluire.
C’est qu’à force de recevoir des honneurs, des charges, on finit par croire qu’on le mérite. Ce qui est plus grave, c’est qu’on finit par croire que les autres, ceux qui n’en reçoivent plus ne les méritent pas.
Le jour ou nous aurons admis qu’une nomination, une fonction hiérarchique, même et surtout aux plus hauts niveaux est, non pas un honneur, et encore moins un droit, mais un devoir, une charge, une responsabilité qui nous engage aux yeux de tous nos Frères, ce jour-là, la Maçonnerie reprendra sa marche vers la lumière.
C’est la faute des médias. Nos scandales sont d’autant plus difficiles à supporter que la presse, les médias, qui publient des informations obligées sur les « affaires » ont droit à nos invectives : <<Presse à scandales ! Journalistes en mal de copies ! Tout n’est qu’un tissu de diffamations, de mensonges ! Faisons des procès, etc. >>.
Certains d’entre nous finissent par croire que nous sommes des martyrs. Alors que nous sommes coupables de laxisme et d’abus de langue de bois.
Parce que bientôt nous serons les plus nombreux, les plus forts, certains croyant encore qu’ils parviendront à la puissance et à la fortune par la Franc Maçonnerie.
Pendant ces gargarismes, nous gagnons du temps pour mieux sauter.
Aujourd’hui, toutes ces gesticulations dérisoires ne sont plus de mise.
L’heure du bilan est venue.
Il est indispensable en priorité de mettre tout à plat, d’apurer les comptes, de procéder à un audit comptable présentant toutes les garanties nécessaires.
L’argent des Frères est un dépôt sacré. C’est le fruit de leur travail.
Et un lourd sacrifice pour nombre d’entre eux et pour leur famille.
Ils doivent jouir du droit de savoir quel usage est fait de leur argent.
Une transparence normale, et l’accès aux comptes pour tous les Frères est la garantie du respect de nos règles fondamentales.
La Maçonnerie n’est pas la propriété de quelques-uns d’entre nous, mais de tous les Frères qui en sont l’âme et qui la font vivre.
Au contraire, la non transparence, l’occultation des comptes, la langue de bois surtout, génèrent inévitablement le soupçon, la calomnie et finalement la diffamation.
Et engendrent les graves effets pervers que nous savons.
Nous ne pouvons plus laisser impunément 1% de brebis galeuses compromettre 99% de Maçons honorables qui respectent leur tablier et dont le parcours, la quête initiatique est l’objectif principal.
Le docteur Tantpis dira que c’est 1% de trop. Je lui donne raison, il faut donc éliminer les Frères dévoyés.
Nous aborderons les causes, toutes les causes, car éliminer les responsables du cancer qui nous ronge sans détruire les causes de ce cancer serait une tartuferie qui ne règlerait rien. En tout cas une perte de temps. C’est que, mentir partout, toujours et à tout le monde, n’est pas dépourvu de dangers.
Enfin, et ce ne sera pas le moindre de nos taches, il conviendra de mettre en place des structures nouvelles afin que nous soyons assurés d’une garantie essentielle à la pérennité de notre obédience.
Plus jamais ça !
Nous, nous savons désormais qu’ici c’est la Maçonnerie qui est en péril. La dictature des minorités, quand elles sont nulles et nuisibles, est le pire ennemi de l’homme.
Les erreurs et les fautes commises ici serviront à fabriquer des vaccins et des clystères que l’on administrera ailleurs.
Elles serviront aussi à verrouiller les portes trop nombreuses qui ouvrent sur des voies sans issue Maçonniques.
Nous rappellerons à tous notre obligation sacrée.
Les parjures à ce serment doivent être éliminés et le seront.
Et si certains furent provisoirement tolérés au sein de notre sainte fraternité, ce fut une erreur majeure que nous ne renouvellerons pas.
Une refondation appelle tous nos Frères bâtisseurs.
Vous tous, mes Frères, Francs-Maçons authentiques et majoritaires, devrez m’aider. De toutes vos forces, de toute votre foi dans le Grand Architecte de l’Univers.
D’abord par la mise en application de la règle en douze points qui renferme toutes les solutions à tous nos problèmes passés et présents.
Etant entendu que ceux qui ne peuvent ou ne veulent la respecter n’ont rien à faire parmi nous.
La Maçonnerie n’est pas faite d’Orients ou s’entassent des porteurs de tabliers et de décors clinquants, ni faite de cérémonies solennelles, pas plus que de l’agitation des colifichets de la vanité humaine.
La Maçonnerie, mes Frères, vit, prospère ou meurt dans les loges.
Aux Vénérables Maîtres, je dirais ceci :<<Vous êtes l’âme de la loge, sa pierre angulaire. Vous êtes son garant. Sachez que certains ne vous raterons pas, car tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voudraient faire le contraire et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout.
De nombreux Frères sont convaincus qu’ils jouissent d’un droit imprescriptible et inaliénable : le droit de se taire.
Alors que certains pensent qu’ils possèdent, eux, le droit de faire taire les autres, estimant qu’ils n’ont de compte à ne rendre à personne.
Quand on est sûr d’avoir raison, on n’a pas à dialoguer avec ceux qui ont tort !
Dans cette province, nous avons pu voir des Frères rappelés à l’ordre dès lors qu’ils posaient avec courtoisie des questions sensées mais dérangeantes.
En cas de récidive, c’était la suspension, dans un mélange d’excommunication, d’exorcisme et d’exécution sommaire.
Circulez, nous n’avons rien à vous dire.
Le tort des Cassandre, c’est d’avoir raison trop tôt, avant tout le monde et de ne contenter personne.
Ces Frères, lucides, discernaient parfaitement dans notre non transparence les dangers qui guettaient la province et notre obédience.
Plusieurs Frères furent amenés à démissionner, ce qui est d’une extrême gravité.
Chacun d’entre vous, désormais, pourra librement poser les questions d’intérêt maçonnique qu’il jugera utile de poser.
Nous nous ferons un devoir de vous apporter les réponses que vous êtes en droit d’attendre, que vous êtes en droit d’exiger.
Rien ne se’ fera désormais sans vous ni à votre insu.
Il ne vous reste plus, avec l’aide du Grand Architecte de l’univers, qu’à réapprendre à vivre en Maçons, mais en maçons vigilants.
D’un côté la résignation qui est un aboutissement, de l’autre une espérance ou tout reste à construire. »
Mon cher HPN, tu viens de lire comme annoncé plus avant, l’extrait d’un discours de JCF devant la province Alpes Méditerranée. Relis encore une fois et imagine que JCF s’adresse à la direction Pisannesque. On s’y croirait n’est-ce-pas ?
Mon Dieu qu’il avait raison JCF, d’autant qu’il pensait et voulait la même chose que celui que tu vas juger.
On ne peut qu’applaudir à ces dispositions, même si l’on peut regretter le manque de sincérité de cet être dénué de scrupules et qui devait penser en donnant ces orientations : <<Faites comme je dis, mais pas comme je fais>>.
Vois-tu, le Frère que tu vas juger a suivi scrupuleusement les conseils de JCF et tu voudrais lui en faire grief ?
HPN, la province est suspendue à ton jugement qui restera sans aucun doute dans l’esprit des Frères comme un déni et comme une confirmation de ton allégeance à un système dévoyé.
Inversement, tu pourrais peut être te conduire comme un homme, à défaut de te conduire comme un Frère. Chiche, fait-nous rêver.
Gentil Sceptique