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Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière

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Le texte du discours du Bâtonnier...

Le texte du discours du Bâtonnier Francis Teitgen aux Assises du 5 février.

L’intervention, sans papier, du Bâtonnier Francis Teitgen avocat de FMR aux Assises du 5 février 2011 a été publiée en vidéo sur Youtube.

Je vous recommande de télécharger cette vidéo et de la conserver dans vos archives.

Vidéo discours bâtonnier FT.

J’ai pensé que, comme moi, vous aimeriez avoir sous les yeux le texte de cette intervention pour bien l’analyser, ce qui n’est guère possible en suivant la vidéo qui par ailleurs a son charme.

Je vous en ai donc fait la transcription fidèle, à un ou deux mots près, pour cause de répétition oratoire.

Lisez bien, analysez et vous ferez probablement des découvertes.

Nous en reparlerons.

Wilhem Fermtag

        o       o        o

« Messieurs, je veux d’abord vous dire l’honneur que je ressens en étant dans cette salle et la fierté qui est la mienne d’avoir votre confiance.

Nous avons remporté, vous avez remporté, une formidable victoire judiciaire.

Je veux saluer ici le courage de ceux qui, parce qu’ils sentaient que les valeurs de votre obédience étaient en danger, parce qu’ils sentaient que les valeurs pour lesquelles vous combattez et qui vous font vivre, étaient en péril, on décidé de faire confiance dans les Tribunaux de la République, d’appliquer la Loi et de mener le combat publiquement, aux yeux de tous, sur des valeurs qui sont à la fois vos valeurs, mais également les valeurs de la démocratie.

Cela mérite évidemment d’être salué.

(applaudissements.)

Je dois rappeler brièvement l’historique de cette procédure parce qu’une information complète vous revient de droit.

Nous avons d’abord dû saisir la Commission de Recours Gracieux qui curieusement était présidée par Monsieur Nicolas Bodson dont j’apprenais quelques semaines après que le conseil qu’il donnait au Grand Maître était de verrouiller l’Assemblée.

J’avais assez peu de chance d’obtenir en négociant avec lui qu’une assemblée claire puisse se tenir.

Nous avons saisi le Tribunal, nous lui avons demandé d’annuler cette Assemblée farfelue du 16 octobre, car quand même, réunir une Assemblée Générale, c'est-à-dire vous réunir, pour que vous puissiez débattre entre vous, pour que vous puissiez vous écouter et parler, pour que vous puissiez peut-être chercher à vous convaincre les uns les autres, que, en tout cas, vous cherchiez une décision qui soit une décision d’union ; cette assemblée pluri-localisée avait en réalité pour effet de désassembler une assemblée, ce qui paraît légèrement paradoxal.

Nous avons donc obtenu des Tribunaux de la République que cette Assemblée soit annulée, que la totalité des décisions qu’elle a prises soient nulles et de nul effet.

Malheureusement, nous avions également demandé qu’un administrateur, un mandataire ad ‘hoc soit nommé pour convoquer immédiatement une Assemblée Générale, pour que cette Assemblée Générale débatte des comptes, du budget et de la question incontournable de la révocation de François Stifani qu’il aurait dû mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée du 25 mars 2010, c’était en droit inévitable. Malheureusement, le Tribunal sur ce terrain là ne nous a pas suivis, nos adversaires ont refusé d’exécuter le jugement qui était pourtant assorti de l’exécution provisoire, c'est-à-dire que le minimum de dignité républicaine était d’exécuter ce jugement dans l’immédiat. Cela n’a pas été fait, une voie de recours a été mise en œuvre, nous les avons battus, et cette série d’échecs judiciaires a amené François Stifani et nombre de membres du Conseil d’Administration à démissionner.

Vous savez comment ça s’appelle démissionner en temps de crise ? Ça s’appelle quitter le navire au moment de la tempête. Ça s’appelle ne pas assumer ses responsabilités. Ça s’appelle ne pas être capable d’affronter les positions des autres, d’accepter le cas échéant d’être mis en minorité et de sortir dans l’honneur.

(applaudissements)

Cette volonté, que nous avons comprise, de ne pas exécuter ce jugement, de se mettre hors la loi, nous a incité à saisir le Tribunal en nomination d’un administrateur judicaire ; nos adversaires l’avaient fait ; ils ont été battus et nous avons gagné.

Un administrateur judiciaire est nommé et chers amis je veux vous le dire, c’est une excellente chose. C’est une excellente chose parce que rien n’est pire qu’une institution qui n’est pas normalement gérée.

Cet administrateur judiciaire est doté des pouvoirs que l’ordonnance lui a donnés.

L’administrateur judiciaire va se faire communiquer les comptes, examiner les comptes, se faire communiquer le projet de budget, examiner le projet de budget, convoquer une Assemblée Générale, faire approuver les comptes, faire approuver le budget et faire que l’Assemblée Générale ratifie, en application de l’article 2.3 de vos Statuts, le nouveau Grand Maître, car le poste de Grand Maître est vacant.

(applaudissements)

Vous comprenez qu’on ne peut pas, à la fois, fuir ses responsabilités civiles, démissionner comme Président d’une association, ne plus assumer aucune responsabilité et prétendre encore être le patron de la GLNF du point de vue maçonnique.

(applaudissements)

Nous entretenons avec Madame Monique Legrand, Administrateur Judiciaire, des relations qui sont à la fois bonnes dignes et efficaces.

Nous avons avec elle un dialogue permanent. Nous allons la retrouver dès jeudi prochain.

Nous voulons qu’elle convoque une Assemblée Générale le plus vite possible.

Car l’urgence est en effet de doter à nouveau la GLNF d’une gouvernance qui soit une gouvernance digne de l’obédience qui est la votre, c'est-à-dire une gouvernance d’excellence.

Cette Assemblée Générale devra approuver les comptes, elle devra approuver le budget, elle devra appeler les cotisations et elle devra ratifier le Grand Maître.

Je voudrais d’abord, un instant, vous parler de l’élection du Grand Maître et ensuite que nous fassions ensemble, si vous voulez bien, le point sur les cotisations.

Il est clair qu’il n’y a plus de Grand Maître.

D’après ce que j’ai compris, les Rites l’ont dit.

Ils l’ont dit en des termes d’une clarté qui ne soufre aucune discussion.

Cela signifie dons que le nouveau Grand Maître, qui doit être désigné par le Souverain Grand Comité mais ratifié par l’Assemblée Générale, sans quoi il n’est ni Grand Maître ni Président, doit évidemment - et j’engage le Souverain Grand Comité à réfléchir à cette question – doit évidemment être un homme de consensus.

Désigner quelqu’un dont il est certain que la majorité d’entre vous ne veut pas, c’est plonger volontairement, volontairement, la GLNF dans une situation de dé errance totale. C’est un risque qu’aucune personne responsable ne peut prendre.

(applaudissements)

J’ose espérer que les membres du Souverain Grand Comité auront avant tout à la conscience le sens de l’intérêt général, c'est-à-dire de l’intérêt de l’obédience, et qu’ils ne seront jamais attirés par aucune autre tentation, qu’elle soit personnelle, qu’elle soit d’honneur, qu’elle soit de fidélité mal placée.

Alors, il y a l’affaire des cotisations.

L’article 7 de vos Statuts est parfaitement clair : les cotisations sont appelées, auprès de chaque membre, après que l’Assemblée Générale a approuvé le budget et les comptes.

Aucune Assemblée Générale régulière n’a approuvé ni les comptes sociaux 2009-2010, ni le budget 2010-2011.

Il est donc en principe impossible d’appeler les cotisations.

(applaudissements)

Et j’ai envie de vous dire : a fortiori, est-il plus impossible encore de sanctionner ceux qui, par décision ou par nécessité, ne pourraient pas faire face aux capitations.

Nous allons donc avoir avec Madame l’Administrateur une discussion sur ce sujet.

Mais je vais vous dire le fond de ma pensée.

D’après ce que j’ai compris ou d’après les documents que j’ai pu voir, il semblerait qu’il y ait en trésorerie, dans les caisses de l’Association, suffisamment d’argent pour faire face à l’urgent, c'est-à-dire le fonctionnement quotidien et la convocation d’une Assemblée Générale régulière.

Si tel est le cas, l’appel des cotisations n’est pas utile.

En revanche, si nous devions découvrir, après quelques contrôles, un audit, une recherche un peu approfondie sur les comptes, que ce vous croyez être en caisse n’y est pas, alors je vous le dis très amicalement : faites votre devoir de sociétaire.

Je vous le dis très amicalement : ne mettez pas en péril cette formidable obédience en la privant des fonds dont elle aurait besoin.

Faites confiance en l’Administrateur Judicaire pour gérer cette Association au plus près et au mieux.

Faites-nous confiance, si vous le voulez bien, à moi-même à Alexandre (…) qui travaille avec moi et aux quelques frères parmi vous qui nous épaulent quotidiennement.

Faites-nous confiance pour savoir que nous contrôlerons les choses, que nous les vérifierons, que nous travaillerons dur sur les dossiers, que nous tiendrons pied à pied dans la défense de vos intérêts, et que s’il devait y avoir, entre l’Administrateur Judiciaire et nous, un débat, un désaccord, un différent, voire un litige, eh bien de manière normale, démocratique, sans aucune espèce d’agressivité et avec une forte conviction, nous ferions trancher les différents qui seraient les nôtres par le Tribunal.

Je pense que nous n’aurons pas besoin d’en arriver là.

Mais je crois qu’il faut que vous soyez vigilants, je crois qu’il faut, et je n’ai aucun conseil à vous donner, il faut que vous soyez maintenant dans la dernière ligne droite.

Vous avez mené un formidable combat.

Vous l’avez gagné sur le terrain judicaire.

Il vous reste maintenant à le gagner sur le terrain politique.

Et puis, je prends un engagement devant vous.

Lorsque vous aurez définitivement gagné, lorsque vous pourrez retourner à votre travail de réflexion et à votre travail spirituel, nous engagerons, nous, un ultime combat, mais qui me parait important pour vous.

La manière dont les choses se sont passées ne paraît pas tout à fait convenable et je pense que pour que la GLNF retrouve sa dignité interne, sa dignité dans l’Ordre maçonnique national, mais sa dignité et le respect qui doit être celui qu’on lui porte, y compris au regard des Ordres internationaux, je pense qu’il faudra mettre en cause des responsabilités personnelles.

(applaudissements)

Mes chers amis, je vous le dis très simplement : il n’y aura aucune aigreur, aucun désir de vengeance, aucune haine, aucune arrogance, aucun mépris. Il y aura simplement l’obligation que nous sentirons tous de retrouver enfin la dignité de la GLNF.

(applaudissements) ».

 

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