Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
La « Transmission »…
Définir ce que nous venons faire en maçonnerie n’est pas nécessairement, chose aisée, mais peut-être que le mot qui résume le mieux l’ensemble de nos activités est : La « Transmission ».
Cette transmission, qu’en est-elle aujourd’hui ? Est-elle complètement rompue, est-elle simplement freinée ? Pourra-t-elle, être réactivée normalement un jour ?
La F.M., formidable courroie de « transmission » des traditions, est-elle irrémédiablement grippée au sein de la GLNF, ou simplement dénaturée et tel le phénix, renaîtra encore plus éclatante de ses cendres ?
Le devoir essentiel du maçon est de transmettre la transmission initiatique bien évidemment mais également les valeurs morales, les techniques, le savoir-faire accumulé par l’ensemble des aînés, tout ce qui fait la grandeur de l’héritage maçonnique. On ne peut réussir qu’en obtenant la totale confiance de ceux à qui on s’adresse.
C’est dans ce creuset, où en totale confiance et seulement dans ce cas, que l’apprenti acquierrera toutes ses connaissances et qu’il les retransmettra une fois devenu lui aussi maître.
Cette confiance, cette fraternité qui pour nous étaient le ciment qui nous unissait, sont aujourd’hui, partiellement, si ce n’est complètement détruites, par ces « apprentis sorciers » qui ont récupéré l’obédience à leurs propres services.
Les raisons qu’elles soient : « politiques », « diplomatiques », « financières »…etc., pour quelques intérêts que se soit nous importent peu, le résultat est là ! Dramatique et pitoyable ! Incroyable mais réel !
Nous nous apercevons tous les jours, au fil des révélations qui nous arrivent de tous cotés, que le mal est immense, qu’il s’est enraciné profondément au cours de ces dernières années ; retrouver, ne serait ce qu’une parcelle de confiance en ceux qui nous ont dirigés, trompés, filoutés quelles qu’en soient les raisons, est mission impossible.
Qu’ont-ils fait de nos rêves ? Ils les ont détruits. Qu’ont-ils fait de nos espoirs en une humanité rendue meilleure par le rayonnement de nos membres ? Ils ont détruit une grande part de ce qui en était le meilleur, qu’en reste t-il ?
La seule réaction qu’ils peuvent encore avoir : suspendre, exclure comme si cela pouvait encore freiner la descente. Ils le font en prétendant défendre un ordre qu’ils ont contribué à dévoyer.
Nous demander, demain, à nouveau de les respecter, de rentrer dans nos Loges simplement comme avant et de reprendre sagement nos travaux comme si ce qui c’est passé était un simple intermède, est totalement exclu !
Maintenant, nous savons ! Maintenant, nous les connaissons ! Maintenant, ils se sont dénoncés devant nous, dans nos Loges, par leur comportement serviles et obséquieux. Nous n’avons pas les mêmes valeurs, c’est évident et il faudra bien faire un choix entre ceux qui les respectent et les autres.
A l’instar des pays du Magreb qui retrouvent la liberté et l’honneur en combattant les « dictateurs », et ce au péril de leurs vies, les maçons longtemps aveuglés par les paillettes et la poudre qu’on leur jetait en pâture aux yeux sont maintenant bien « éveillés ». Vouloir les rendormir sera difficile voire mission impossible.
Déjà, une grande partie des frères a franchi le pas et refuse totalement de cautionner ces « ersatz » de maçons.
Dans les Loges Libres ou Libérées, suivant les circonstances, nous reconstruisons le Temple auquel nous aspirons et ce ne sont pas quelques titres ou honneurs, qui ne représentent plus rien pour nous, qui nous feront dévier du chemin de l’honneur retrouvé que nous avons pris et que nous garderons, quoiqu’il arrive.
Tous ceux, pour qui le nom de « Maçon », représente encore quelque chose nous rejoindront et bon « vent » pour les autres. Ils se sont trompés de maison, certaines (pas closes !) les accueilleront sans aucun doute volontiers, là où sont seulement des valeurs « profanes », les seules valeurs qu’ils respectent.
Dans toute la France, les frères se réveillent, pour certains d’un long sommeil, et avec dans la bouche un goût amer, mais avec le formidable espoir de pouvoir construire quelque chose de beaucoup plus beau, de beaucoup plus fort.
Ce long combat aura été sans aucun doute salutaire car il va permettre enfin de nettoyer en profondeur, mais il ne pourra être glorieux que si tous les frères de bonne volonté s’y associent.
guinguingoin