Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Et si on gelait aussi la Province ?
Pendant que Madame l’Administrateur ad ‘hoc s’affaire à Pisan à mettre en place des procédures de contrôle des mouvements sur les nombreux comptes de la GLNF, notre Henri Patrick local continue de rêver de tabliers dorés, de titres et d’honneurs et devient fébrile à l’approche du jour tant attendu de son installation en tant que GMP.
Dame, il ne faudrait pas qu’au dernier moment un fâcheux évènement vienne tout mettre par terre.
On imagine bien la panique du bonhomme si, comme le blocage des comptes, l’Administrateur ad ‘hoc avait prononcé le blocage des nominations et installations des GMMP et OOP.
Or si quelqu’un (de très inspiré semble-t-il) s’est empressé de faire alerter l’Administrateur sur le fait que « certaines Loges risquaient peut être de réaliser des règlements douteux difficilement contrôlables par les services bancaires », on s’est bien gardé d’attirer son attention sur les aspects litigieux de certaines situations en cours au regard des Constitutions, Statuts et Règlements de la GLNF.
Il ressort de ces Statuts et Règlement que lorsque le mandat du GM prend fin (pour quelque cause que ce soit), prennent fin aussi les mandats des GMMP et qu’il n’est pas possible d’en nommer ou d’en installer avant la prise de fonctions du GM suivant.
Article 8.1 des Constitutions (repris par l’article 7.1 du Règlement Intérieur de l’Association GLNF) : Le Grand Maître Provincial ou de District est nommé par ordonnance du Grand Maître qui fixe la durée de son mandat, lequel prend fin en même temps que celui du Grand Maître en exercice.
Article 8.2 des Constitutions : Le Grand Maître Provincial ou de District, ainsi nommé, est installé solennellement par le Grand Maître ou son représentant spécialement désigné à cet effet, lors de la plus proche Assemblée Provinciale ou de District.
Si Henri Patrick N. a bien été nommé par ordonnance de François, il n’a pas été installé avant la fin de fonctions de ce dernier et sa nomination est devenue caduque. Il ne peut donc pas être installé qu’après une nouvelle nomination par le nouveau GM quand il sera en exercice.
Rappelons que c’est aussi le GM en exercice qui a le pouvoir d’installer le GMP.
Vous allez me dire : Jean D. est l’installateur de Henri Patrick N. en tant que représentant du GM.
Le problème est que si Jean D. peut représenter le GM quand il y a un GM, il ne peut pas représenter un GM qui n’existe pas.
Alors voyez-vous, il y a là un beau recours gracieux à faire auprès de l’Administrateur ad ‘hoc.
Je vous vois venir : vous allez me dire que l’Administrateur ad ‘hoc n’a pas à s’occuper de ça, n’étant concerné que par le fonctionnement de l’Association GLNF et non par celui de l’obédience proprement dite que certains appellent « l’Ordre ».
C’est une bonne remarque, mais voyez-vous, de par la volonté de Claude C. et de ses amis, le fonctionnement de l’obédience et celui de l’association sont interdépendants, comme une seule et même entité. Le GMP est en même temps un produit des Constitutions et un élément de l’Association. Le Règlement Intérieur de celle-ci traite largement des acteurs de l’Administration Provinciale ou de District, et du GMP en particulier.
La nomination et l’installation du GMP concernent donc l’Association et son Administrateur provisoire.
En définitive, le Limousin est une zone de non-droit en matière d’application des Statuts et Règlements.
Souvenez-vous : le GMP Jean D. et ses OOP n’ont jamais été installés régulièrement : il n’y a pas eu d’Assemblée Provinciale pour ce faire. Autant dire que Jean D. n’a pas été GMP.
Les ordonnances signées par lui sont donc plus que contestables, en particulier celles qui ont suspendu nos trois FF. en octobre dernier. De même tous les actes signés par Henri Patrick N. se qualifiant arbitrairement de GMP avant son installation.
Les recours en annulation de ces décisions peuvent dorénavant être adressés à l’Administrateur, avec de bonnes chances de succès, ce qui n’était pas le cas du temps de François.
Je voudrais quand même, une fois n’est pas coutume, mettre une bonne action au compte de François : avant de démissionner, il a annulé les suspensions qu’il avait prononcées à l’encontre de FF. rebelles.et les a réintégrés.
Il avait en effet annoncé cette mesure de clémence le 1er janvier et il faut reconnaître qu’il a tenu parole.
Dans le même message du 1er janvier, il demandait aux GMMP d’annuler aussi les suspensions qu’ils avaient prononcées.
Force est de constater qu’exceptionnellement, ni Jeannot ni Henri Patrick ne se sont empressés d’obéir à leur Chef, au contraire. Le besoin de brimer les FF est plus fort que le bon sens.
Là, une fois de plus, Henri Patrick montre ses limites.
Il peut rivaliser de fourberie avec François mais il est beaucoup moins intelligent.
Wilhem Fermtag.