Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
« Dogme or not dogme », that is the question ? …
Certains prétendent que le dogme est une prison, d’une certaine manière, on ne peut leur donner complètement tort !
Certains prétendent, même affirment, que la maçonnerie est « adogmatique », ce qui n’est pourtant pas si sûr !
Les francs-maçons ont leurs croyances, croyances dans les valeurs telles que liberté, égalité, fraternité, et surtout humanisme. Ils croient que la Franc- maçonnerie peut aider tous les hommes à mieux comprendre le monde sans imposer de préalable idéologique. Ils croient à l’enseignement d’une méthodologie de la connaissance par le truchement des symboles universels et intemporels.
Le Maçon libre dans une Loge Libre, OK mais pas partout, loin de là. Le Maçon émancipé capable de se prendre en charge, capable de prendre du recul, de ne pas se laisser corrompre, n’est malheureusement pas le profil type.
Tous les Frères ne sont pas encore arrivés à l’âge adulte, beaucoup ont besoin de leur « papa » et « maman » ! C’est le constat, tout simple, que l’on a pu faire quand on a vu la précipitation de beaucoup de frères à se remettre immédiatement sous la coupe de « dignitaires » auto proclamés.
C’est pourtant un des crédos que l’on affirme systématiquement lorsque l’on présente la Franc-Maçonnerie à un profane, on lui affirme : elle n’est pas dogmatique ! On complète même en affirmant : la Franc-maçonnerie n’est pas dogmatique, la Franc-maçonnerie n’est pas un système de croyance, la Franc- maçonnerie n’est pas une religion.
On prétend donc ne pas l’être, qu’en est-il vraiment ?
Concept de dogme :
« Le concept de « dogme » est souvent utilisé avec une intention critique ou polémique pour qualifier des affirmations présentées comme incontestables mais qui ne sont pourtant fondées ni par une croyance religieuse ni par une démonstration rationnelle. Dans la mesure où un « dogme » ne peut avoir de justification que religieuse, il est illégitime dans un discours rationnel (notamment scientifique), où il est en outre considéré comme une manifestation de rigidité intellectuelle et d'intolérance. Le mot « dogme » et ses dérivés prennent donc un sens péjoratif quand ils sont employés hors du contexte religieux. »
On nous a vendu pendant des années que l’obédience était au-dessus des Loges, on nous a fait croire que les «pseudos dignitaires » tenaient leur autorité de leurs qualités incontestables, comme par exemple la sagesse. On a pu constater, admirablement, le niveau de sagesse atteint par ceux-ci.
On nous a fait croire que dans une obédience normalement constituée, le pouvoir venait d’en haut et que le Grand Maître irradiait sa sagesse sur le commun des frères.
Ce n’est pas un superbe dogme là, mes frères, que l’on nous assénait ?
Ce ne sont pas seulement les croyances religieuses qui sont à la base des dogmes mais aussi toutes idées que nous défendons avec certitude alors qu’elles ne reposent sur rien de concret.
Le fait que le Grand Maître distribuait prébendes, bienfaits, titres et pouvoirs à sa discrétion, car il était là-haut par la grâce du tout puissant, confortait sa propre certitude. C’est sans doute, à ce titre, qu’il se permettait de déléguer pouvoir aux VM pour administrer leurs propres Loges ; et le comble, c’est lui qui venait consacrer les nouveaux bâtiments que pouvaient acquérir les frères avec leurs propres deniers, alors que l’espace de la loge est simplement sacralisé, par la propre volonté des frères, durant l’ouverture des travaux, c’est bien ce qui est le plus magnifique.
Là encore, pour asseoir leur autorité, les chefs de certaines obédiences ne lésinent pas, en se prenant pour des dignitaires de religion qui ont pouvoir de sacraliser un simple lieu de réunion.
Quelle détournement de la sacralisation : pouvez-vous penser, un seul instant, que nos pères fondateurs de la première obédience aient imaginé, une seule seconde, que le président ou Grand Maître qu’ils éliraient, irait consacrer « L'Oie et le Grill », « La Couronne », « Le Pommier », « Le Gobelet et les Raisins » qui étaient des tavernes (fréquentées, comme chacun s’en doute, par des saints…).
Un frère a très bien défini la situation en déclarant : la Loge donne la lumière, l’obédience paye les factures d’électricité.
La Maçonnerie se pratique au sein des Loges et vouloir détourner cette fonction est hérétique. Pourtant de nombreux apprentis sorciers tentent de le faire soit au sein des juridictions, soit au sein d’obédiences pyramidales.
Le pouvoir du VM lui est conféré par ses frères, lui seul peut initier, les consécrations sont des inaugurations, pourquoi les dissimuler sous des artifices pompeux ?
Cela plait à une partie du troupeau, c’est un fait, mais est-ce une raison suffisante pour se permettre de le faire ?
Quel bonheur d’être sorti de ce type d’obédience, faite de faux semblants, de dogmes, de préjugés qui, sous couvert d’améliorer l’homme, améliorent plus exactement le bien-être de ses chefs. N’en déplaise à ceux qui ont l’addiction de la culture du chef et qui pensent détenir une miette de pouvoir que veulent bien leur abandonner ceux-ci.
La Franc-Maçonnerie, que nous défendons « becs et ongles » dans les Loges de l’Obédience de la Fraternité Universelle, c’est plutôt une pensée libre et créatrice qui exclut tout dogmatisme, une école de foi, de foi en l’avenir, de foi en l’autre et surtout de foi en soi et en sa destinée. Les Francs-maçons y reçoivent des clefs pour ouvrir des portes et des outils pour construire leur Temple intérieur.
« Tout dogme est ridicule ; toute contrainte sur le dogme est abominable. Ordonner de croire est absurde. » (Voltaire)
Bienvenue à l’O.F.U. mes Frères !
guinguingoin
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