Le blog de la région Limousin Marche Périgord pour la Sauvegarde et la Promotion de la Franc-Maçonnerie Régulière
Changement de braquet « mes Seigneurs »…
Changement de braquet, la réponse d’Alain Juillet à la fin de non recevoir de françois, est cinglante et sans équivoque.
Changement de braquet, on rentre dans le dur…
françois a refusé la proposition qui lui avait été faite dans un courrier précédent, de partir sans trop de dégât pour lui:
« le souci d’offrir au Grand Maître une solution honorable dont je me porte garant »
Maintenant, fini de jouer, les grandes personnes entrent en jeu :
« Ayant écrit ma lettre du 27 mars pour te proposer une solution de sortie honorable »
Le courrier d’Alain Juillet fera date et sera, sans aucun doute, un tournant dans l’histoire de la révolution qui agite notre obédience depuis maintenant 16 mois.
Nous ne pouvons pas soupçonner une seule seconde qu’il puisse parler à la légère ; son parcours, son CV maçonnique aussi bien que profane plaide pour lui. Il connaît la situation mieux que quiconque et s’il lâche totalement françois maintenant, c’est que les faits sont « gravissimes ».
«… L’audit de la partie
immobilière risque d’avoir des conséquences pénales… ».
« Celle de la partie solidarité pourrait aussi créer
des surprises… ».
Affirmer cela, sans aucune preuve, est impensable de la part d’Alain Juillet, donc nous devons le croire sur parole et lui faire confiance quand il affirme cela. Nous pensons qu’il va agir rapidement, car ses fonctions ne l’autorisent pas à cacher des éléments susceptibles d’être portés à la connaissance de la justice de notre pays (sauf sur ordre formel du plus haut niveau, bien évidemment).
Par contre, son analyse sur le fait que l’ « immense » majorité des frères ne souhaiterait pas une organisation fédérative nous surprend quelque peu et nous interpelle.
« L’immense majorité des Frères ne veut pas plus d’une révolution fédérative que d’une concentration excessive des pouvoirs dans les mains d’un seul… »
Nous ne le suivons absolument pas quand il affirme cela. Sur quelle étude statistique fiable s’appuie t’il ? Que la seule option soit l’association unique, monolithique, bien sûr, plus facile à diriger et à contrôler, (ce que nous admettons bien volontiers), est totalement faux. Nous pouvons, s’il le souhaite lui présenter des frères qui, n’ayant plus aucune confiance envers ceux qui nous ont dirigés par le passé, veulent à l’avenir être certains que tout cela ne pourra plus se représenter et qui veulent aussi, garder par sécurité, leur possibilité de contrôle.
Faire croire aux frères qu’il est difficile de gérer nos Loges sous le principe d’association loi 1901, est un très gros mensonge. C’est même une injure inadmissible que de prétendre que les frères sont moins compétents que les milliers de personnes qui animent les associations 1901 et les fédérations, à travers notre pays.
Il faut venir en maçonnerie pour entendre de telles fariboles : « les VM sont incapables de gérer administrativement » , « les trésoriers sont incapables de présenter des comptes convenablement »…etc. Dans la mesure où, statuts, RI sont faits, il suffit de s’y conformer. Cela implique évidemment de les lire au moins une fois.
Avant les réformes engagées par nos « brillantissimes » dirigeants depuis une vingtaine d’années, de très nombreuses Loges étaient sous le régime loi 1901 et ne s’en portaient pas si mal (certaines mêmes, y sont restées).
« La réforme doit simplement nous faire revenir aux
fondamentaux pratiquées par les autres Grandes Loges Régulières »
Chiche, des noms ! dans la majorité des autres obédiences, régulières ou non, le système en place est totalement différent de celui de la GLNF qui fait, au contraire, figure d’exception, et est « brocardé » abondamment pour cette raison.
Nous devrons, bien au contraire, à l’avenir faire profil bas quand nous évoquerons notre exception juridique.
Nous comprenons fort bien ceux qui ont gardé la nostalgie de contrôler l’ensemble des frères et conservé leurs ambitions intactes. Pour ceux-là, le système fédératif est à éliminer totalement et ainsi, ils n’ont pas peur de dire des contre-vérités..
« …certains ont été jusqu’à dire que je voulais substituer à une maçonnerie affairiste une maçonnerie d’Etat imaginée par un haut fonctionnaire pour aider les politiques. C’est méconnaître la réalité d’aujourd’hui et la façon… »
Nous n’avons aucun soupçon, à priori, et nous attendons au contraire des actes pour prouver que ce n’est pas le cas, et que, le seul but recherché est de donner réellement aux Loges le pouvoir qu’elles n’auraient jamais du perdre. Le fait de découvrir, que par contre, des actes délictueux aient pu être couverts, cachés à travers le fonctionnement de notre institution pour protéger tel ou tel frère, aurait des conséquences désastreuses.
« …dont les 13 lettres de la GLNF ont été archivées à la Présidence de la République depuis le début de
ton mandat. Loin de demander la Légion d’Honneur pour soi même au titre de la Grande Maîtrise,… »
A bon ! il y avait 13 lettres mais françois nous a affirmé que quelqu’un signait pour lui, c’est peut-être le même qui les a toutes écrites. Ceci dit, celui qui a demandé la Légion d’Honneur pour françois, a l’estomac bien accroché.
«… tu aurais dû mieux regarder ma proposition qui avait le mérite de
t’assurer une sortie honorable… »
Là encore, c’est sans équivoque et lourd de sens ; nous allons suivre avec intérêt la suite du feuilleton « politico-judico-maço » et nous jugerons sur pièce le comportement futur de tous les acteurs qui interviennent dans celui-ci.
2 petits « vers » pour la route :
« J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier.
Qu'est heureux comme un pape et con comme un panier. »
guinguingoin
P.S. : A lire le dernier épisode sur le blog de l’express, la lettre de J.C. Tribout, qui vient en appui des affirmations d’Alain Juillet quant aux dérives pratiquées dans notre institution.
« Le Grand Inspecteur Jean-Claude TRIBOUT, en charge de la communication de la GLNF de 2004 à 2010 et donc des relations avec les journalistes, vient de franchir le Rubicon vers les rebelles. Son acte de rupture ? Une simple lettre adressée à François Stifani où il dénonce un « contrat douteux » entre la Société SCRIBE, filiale d’édition et de vente de décors maçonniques, et un frère très proche du Grand Maître. » « lire la lettre »